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Vos éponges de cuisine sont de véritables nids à bactéries


Quelque 73 familles et 118 genres différents de bactéries se nichent dans les éponges, selon les experts d'une université allemande qui ont mené la première étude sur le sujet. 



Les éponges de cuisine sont loin d’être propres. C’est ce que révèle une étude de l’université allemande de Furtwangen dirigée par Markus Egert et publiée sur le site Scientific Reports le 19 juillet dernier. Il s’agit de la première étude réellement menée sur ce sujet.

Salmonellose, fièvre typhoïde et choléra

En effet, selon les scientifiques, elles contiennent des millions de bactéries. Les experts ont procédé à des tests sur quatorze types d’éponges utilisées par des ménages du Bade-Wurtemberg (Allemagne). Résultat : 73 familles et 118 genres différents de bactéries se nichent dans les éponges.

Parmi elles, la proteobacteria. Cette bactérie regroupe notamment la salmonella à l’origine de la salmonellose et de la fièvre typhoïde et la vibrio, responsable du choléra.

« Un incubateur idéal pour les micro-organismes »

Inutile de vous acharner à tenter de laver vos éponges car il est impossible de se débarrasser de ces microbes. « Les méthodes de nettoyage ne sont pas suffisantes pour réduire efficacement la quantité de bactéries et peuvent même augmenter la diffusion de maladies liées aux bactéries », soulignent les scientifiques.

Une utilisation répétée des éponges favorise ainsi la propagation des bactéries qui s’agglutinent et se répandent dans la maison. « Les éponges de cuisine, en raison de leur nature poreuse et de leur capacité à stocker de l’eau, représentent un incubateur idéal pour les micro-organismes », ont constaté les microbiologistes.

Remplacer les éponges chaque semaine

La solution consiste donc tout simplement à jeter les éponges usagées et à les remplacer régulièrement chaque semaine. Les chercheurs recommandent aussi de bien les essorer après chaque utilisation.

Ils espèrent ouvrir la voie à d’autres études notamment pour comprendre les liens qui existent entre « le microbiome, l’aire de vie des éponges et celui de l’environnement de l’éponge, à savoir la cuisine ».