"Tant que tu vivras, cherche à t'instruire: ne présume pas que la vieillesse apporte avec elle la raison" Solon

Un ado a eu la peau dévorée par de petites créatures marines


Sam Kanizay à l'hôpital de Melbourne (Australie), le 5 août 2017. (JARROD KANIZAY / AFP)

Les jambes de Sam Kanizay, à l'hôpital de Melbourne (Australie), le 5 août 2017. (JARROD KANIZAY / AFP)



La baignade a viré au bain de sang. Sam Kanizay, 16 ans, a vécu un événement dont il va sûrement se souvenir, rapporte ABC (en anglais). Samedi 5 août, en fin d'après-midi, il se sentait fatigué après son entraînement de football. Il a alors décidé de tremper ses jambes dans l'eau à Dendy Street Beach, une plage de Brighton, dans la banlieue de Melbourne (Australie).

Des petits trous de la taille d'une tête d'épingle

Au bout d'une demi-heure, il ressort ses jambes de l'eau. Et s'aperçoit qu'elles sont ensanglantées. La scène est digne d'un film d'horreur. "Je suis sorti [de l'eau] et vu ce que je pensais être du sable sur mes jambes (...) J'ai regardé en bas et j'ai remarqué que j'avais du sang partout sur mes chevilles", a raconté l'adolescent. Il a affirmé qu'il n'avait pas mal et est rentré chez lui pour prendre une douche.

Finalement, après avoir observé ce qu'il avait aux jambes, il remarque des centaines de petits trous de la taille d'une tête d'épingle. La mère de Sam, Jane Kanizay, relate avoir amené son fils à l'hôpital de Melbourne en voyant l'ampleur des blessures.

Le père de Sam, Jarrod Kanizay, affirme qu'à l'hôpital, l'équipe soignante n'était pas en mesure d'expliquer exactement l'origine des blessures. "Ils ont appelé de nombreuses personnes, des experts en toxicité, des experts marins et d'autres médecins des environs de Melbourne... mais personne ne savait", a-t-il détaillé.


"Ces petites choses aiment la viande"

La nuit suivante, Jarrod Kanizay, muni de viande rouge, est retourné sur la plage où s'était baigné son fils. Et il a réussi à capturer les petites créatures à l'origine des blessures. "Ce qui est clair, c'est que ces petites choses aiment la viande", a-t-il remarqué, vidéo des bestioles capturées à l'appui.

Alistair Poore, spécialiste des invertébrés marins à l'université du New South Wales, a indiqué au Guardian (en anglais) ne jamais avoir vu un tel cas. Il évoque de possibles "puces marines", sans pouvoir en dire davantage.

Une hypothèse partagée par la biologiste Genefor Walker-Smith. Auprès du quotidien australien Herald Sun, elle estime aussi qu'il pourrait s'agit de puces de mer, mentionnant des lysianassid. "Il est possible que l'adolescent ait perturbé un groupe en train de manger, mais généralement ils ne sont pas là à attendre et attaquer comme des piranhas", a-t-elle commenté.

Quant à Sam Kanizay, le jeune homme attaqué, il va bien. Ses blessures sont impressionnantes, mais relativement superficielles et, une fois cicatrisées, ne laisseront pas de séquelles.