"Tant que tu vivras, cherche à t'instruire: ne présume pas que la vieillesse apporte avec elle la raison" Solon

Les astronautes mangeront gastronomique !


Thomas Pesquet, le 10e spationaute français, s'envolera jeudi prochain avec des plats imaginés par les chefs étoilés Alain Ducasse ou Thierry Marx.

Homard breton, suprême de volaille aux morilles sauce au vin jaune ou encore crémeux au citron... Voici quelques-uns des plats que le 10e spationaute français va emporter dans l'espace. Ils portent tous la signature de grands chefs étoilés : Thierry Marx ou Alain Ducasse. Comme le raconte Le Figaro , Thomas Pesquet a choisi, en concertation avec le spécialiste de la cuisine moléculaire,  trois recettes qui ont intégré ses réserves de « nourriture bonus », environ 10 % de l'approvisionnement total pour les grandes occasions ou les petits coups de mou. L'ingénieur de l'Agence spatiale européenne Romain Charles le confirme : « Ces recettes constituent un support psychologique dans le cadre des missions de longue durée. »



Risotto et sandwich au bacon

Depuis plusieurs années, des grands chefs étoilés travaillent sur la cuisine de l'espace. Depuis 2006, Alain Ducasse a développé 35 recettes pour les spationautes, en partenariat avec le Cnes, l'agence spatiale française, à base de noix de Saint-Jacques sur lit de poireaux, épaule d'agneau confit à la sauge ou cailles rôties. Mais les astronautes, cosmonautes ou taïkonautes peuvent aussi faire appel à des chefs de leur pays d'origine pour des plats plus populaires, mais chers à leurs cœurs. Ainsi, l'Italien Luca Parmitano s'est envolé en 2013 avec un tiramisu et un risotto au pesto du chef Davide Scabin et en 2015, le Britannique Herston Blumenthal a envoyé à son compatriote Tim Peake un sandwich au bacon et une... tasse de thé.

Les plats qui sont envoyés dans l'espace sont très contrôlés. Les recettes d'Alain Ducasse sont produites dans une usine bretonne Hénaff et les plats, « certifiés spatiaux », sont stérilisés à 120 degrés pendant quarante minutes. Les aliments envoyés en apesanteur doivent pouvoir être conservés à température ambiante pendant 24 mois et, puisque les saveurs sont perçues différemment, « nous corsons le goût des recettes en modifiant les assaisonnements », explique Quentin Vicas – chef de projet « spacefood » chez Ducasse. Il faut aussi veiller à la consistance des aliments, pas trop humides ni trop secs à cause des miettes. Thomas Pesquet devra donc se passer de l'une des spécialités françaises les plus emblématiques : le pain.