"Tant que tu vivras, cherche à t'instruire: ne présume pas que la vieillesse apporte avec elle la raison" Solon

Les panneaux photovoltaïques du futur seront des tuiles !


Les dizaines de milliers de propriétaire qui ont installé des panneaux photovoltaïques sur leur toit s’en rendent compte : ce n’est pas très joli. Les panneaux photovoltaïques ne s’intègrent pas à leur toiture, et cela pose même un problème grave aux pompiers en cas d’incendie ; ils ne peuvent pas arroser la maison par le toit.

Certes, en cas de construction neuve, l’architecte peut transformer toute une surface de toit en panneaux solaires. C’est beaucoup mieux…

Les tuiles photovoltaïques sont aujourd'hui de type méditerranéen, mais bientôt...


Mais voilà qu’une PME italienne, Dyaqua a mis au point des cellules photovoltaïques qui ne dénaturent pas les toitures. Ces panneaux se présentent sous la forme de tuiles imitant l’aspect de la terre cuite. Toutes les couleurs ou les formes de tuiles sont possibles. Pour l’instant, ce sont des tuiles « romaines » pour les pays du bassin méditerranéen, mais gageons que les modèles qui conviennent en Belgique vont bientôt sortir des presses.

Cette innovation développée par un ingénieur italien, Matteo Quagliato, permet aux cellules photovoltaïques de se fondre désormais dans le paysage, y compris dans les sites patrimoniaux classés ! Ils n’y en a quasiment pas en Belgique, nos responsables politiques ayant laissé se défigurer nos plus beaux village, par contre en France ou en Allemagne, beaucoup de villes et villages ont des toits d’une couleur et d’un matériau obligatoires.

Comme il est évidemment impossible d’intégrer une cellule solaire dans un bloc d’argile, l’ingénieur a décidé de remplacer la terre utilisée par un matériau composite ; un mélange de plastiques recyclés, teinté lors de sa fabrication pour obtenir l’aspect visuel voulu. La tuile, opaque à l’oeil, laisse parfaitement passer les rayons du soleil.

L’ingénieur italien a lancé la fabrication de son produit à grande échelle au mois de juin dernier. En pratique, 15 m², soit 223 exemplaires de ces tuiles solaires suffisent pour obtenir une puissance d’un kilowatt-crête. Par rapport à des panneaux solaires « classiques », il faut donc consacrer plus de surface pour générer autant d’énergie




En terme d’efficacité, Matteo Quagliato promet toutefois à ses clients que ses tuiles sont aussi performantes que les panneaux posés par ses concurrents, et estime leur longévité à 40 ans. Le prix de vente du système au mètre carré reste cependant inconnu. Sur son site internet, la société ne communique pas ses tarifs, mais propose aux futurs clients d’être recontactés afin d’obtenir un devis.

Les tuiles solaires pourraient être un bon moyen de concilier protection du patrimoine et auto-production d’électricité.