Bientôt un grand refroidissement climatique ?


Un refroidissement climatique significatif serait peut-être possible dans les prochaines décennies, selon les recherches de la Professeur Valentina Zharkova de l’université de Northumbria (à Newcastle, en Angleterre). En effet, celle-ci a réussi à modéliser les cycles d’activité solaire, prédisant pour bientôt un minimum d’activité comparable à la période située entre 1645 et 1715 appelée le « minimum de Maunder ».

Nombre des taches solaires (en milliers) durant les 400 dernières années


Vers un grand refroidissement ?

Or, vers cette période, la terre s’était significativement refroidie, aboutissant à ce qu’on appelle le « petit âge glaciaire ». En particulier, les températures en Europe et en Amérique du Nord avaient baissé d’un à deux degrés.

Il y a plusieurs explications possibles à ce refroidissement. Parmi celles-ci, des éruptions volcaniques importantes, qui auraient rejeté dans l’atmosphère des grandes quantités de poussières, lesquelles auraient bloqué une partie des rayons solaires.

Mais certains scientifiques estiment que l’activité solaire a une influence non négligeable sur les températures terrestres : le minimum de Maunder aurait ainsi bien pu être une des causes du petit âge glaciaire.


Quoiqu’elle ne l’ait jamais suggéré dans sa publication, la Professeur Zharkova n’exclut pas l’arrivée d’un nouveau petit âge glaciaire : selon elle, le déclin de l’activité solaire réduira le rayonnement solaire (source : USA Today)… Dès lors, la quantité de chaleur que recevra la terre devrait diminuer, et celle-ci refroidirait, peut-être de 1,5°C (source : Chronicle Live).

Des avis scientifiques divers…

D’autres scientifiques, repris par le GIEC, estiment que ce refroidissement sera minime (de l’ordre de 0,3°C) et que le réchauffement climatique causé par les émissions humaines l’occultera complètement (Source : Futura Science).




Selon l’hypothèse du physicien danois Henrik Svensmark, qui est en cours d’investigation sur l’accélérateur de particules du CERN, les rayons cosmiques contribuent à la formation des nuages, lesquels tendent à refroidir la terre. Or, les vents solaires la protègent des rayons cosmiques : l’absence de vents solaires, qui caractérise les minimum de Maunder, pourrait ainsi provoquer plus de nuages et, dès lors, un refroidissement.

L’histoire a démontré que les périodes de refroidissement ont amené moultes famines, épidémies et autres catastrophes humanitaires. En revanche, un réchauffement trop important causerait nettement plus d’inconvénients que d’avantages.

Un débat passionnel…

Comme souvent dans les questions climatiques, cette hypothèse d’un grand refroidissement climatique suscite des débats passionnels entre, d’une part, les réchauffistes, convaincus du changement climatique et, d’autre part, les climato-sceptiques qui refusent tout effet des émissions humaines sur le climat.

Il est cependant fort probable que les émissions humaines de gaz à effet de serre provoquent un certain réchauffement. L’ampleur de ce réchauffement et ses conséquences pour l’humanité sont, elles, nettement plus discutables.

Le prochain minimum de Maunder causera-t-il un refroidissement dramatique, comme le clament certains climato-sceptiques ? Ce n’est pas impossible mais, à ce stade, la science ne permet surement pas de l’affirmer avec certitude.

Cependant, si ce refroidissement climatique se produisait, il est fort probable qu’il ne durerait que quelques décennies. Au-delà, les effets du changement climatique recommenceraient progressivement à se faire sentir.

Pour en savoir plus sur les recherches de la Professeur Zharkova, lisez l’article de la Royal Astronomical Society