"Tant que tu vivras, cherche à t'instruire: ne présume pas que la vieillesse apporte avec elle la raison" Solon

Quelqu’un est rentré dans le module gonflable raccordé à la Station Spatiale Internationale


Le Bigelow Expandable Activity Module (BEAM) a été fixé à la Station Spatiale International et il a fallu deux essais, en trois jours, pour le gonfler.

L’échec du premier essai est, selon les estimations des ingénieurs, dû au fait que le module a été stocké pendant 15 mois (en raison d’un retard pour l’expédier à la station). Pendant ce temps, le tissu du module se serait resserré sur lui-même et aurait généré plus de friction que prévu.

La dépressurisation du BEAM et le fait que le tissu est pu se détendre durant une journée, à permis de réaliser une deuxième tentative réussie.



Pendant ce temps, des ingénieurs sur Terre surveillent attentivement la pression à l’intérieure du BEAM pour s’assurer qu’il ne pose pas de problème au module Tranquility de l’ISS, où le BEAM est à quai.

Le BEAM a fait l’objet d’une semaine de tests de température et de pression avant que les astronautes puissent s’y risquer à l’intérieur pour installer des instruments de surveillance.

C’est ce qui a eu lieu hier, l’astronaute Jeff Williams est devenu la première personne à rentrer à bord d’un habitat gonflable installé sur la Station spatiale internationale.

La NASA a diffusée une vidéo de cette courte visite :


Les futures versions du Bigelow Extensible Activité Module (BEAM) pourraient fournir un lieu de vie à l’Homme sur la Lune et Mars, mais il doit d’abord être testé dans les rigueurs de l’espace.

À l’intérieur, Williams a recueilli des échantillons d’air et des données provenant des capteurs du BEAM, qui surveillent les niveaux de température, pression et de rayonnement. Il a dit qu’il faisait froid à l’intérieur de BEAM, mais qu’il avait l’air "immaculé".

Bien que le module soit maintenant refermé, des astronautes seront à nouveau à bord du BEAM aujourd’hui (mardi) et mercredi pour mettre en place plusieurs capteurs et équipements. Ceux-ci seront utilisés pour "recueillir des données sur la façon dont un habitat extensible se comporte dans l’environnement thermique de l’espace et comment il réagit aux radiations, aux micrométéorites et aux débris orbitaux."

Le module restera attaché à l’ISS pendant deux ans.