"Tant que tu vivras, cherche à t'instruire: ne présume pas que la vieillesse apporte avec elle la raison" Solon

On peut faire pousser des légumes propres à la consommation dans le sol de la Lune et de Mars




Dans les serres de l’université de Wageningen aux Pays-Bas, des scientifiques font pousser une culture très spéciale. Depuis 2013, un groupe expérimental de plantes ont pris racine dans le sol destiné à simuler celui de la Lune et de Mars.

Image d’entête : Seul sur Mars – Matt Damon (Twentieth Century Fox)

La recherche a été financée par le biais d’une campagne de financement participatif et en partenariat avec Mars One, le projet qui souhaite envoyer, avec un aller simple, de malheureux volontaires sur Mars.

Présentation par l’écologiste responsable du projet, Wieger Wamelink :



Le sol de la Lune et de Mars ont été extraits sur la Terre, des cônes de cendres de volcans et de cratères, et ont une texture sablonneuse. Le sol de la lune est pauvre en éléments nutritifs et a un pH élevé, tandis que le sol de Mars a une bonne quantité de carbone et des traces de nitrates et d’ammonium.

La première étape de cette expérience fut de déterminer si ces plantes pouvaient pousser. Et ils ont été en mesure de prouver que 10 cultures différentes l’ont fait.

Un plant de tomate cultivé dans un sol lunaire. (université de Wageningen)



L’étape suivante a consisté à déterminer si les légumes étaient comestibles. Les chercheurs craignaient qu’il y ait des niveaux élevés de métaux lourds tels que le cuivre, le cadmium ou le plomb, étant donné qu’ils sont présents dans le sol. Mais, après avoir testé quatre de ces cultures (radis, pois, le seigle et les tomates), ils ont trouvé qu’ils étaient sans danger pour la consommation. En fait, leurs niveaux de métaux lourds étaient inférieurs à ceux des plantes cultivées dans du terreau ordinaire.

Taux de métaux lourds et de simulant dans les sols de la Terre, la Lune et Mars (université de Wageningen – page Facebook)



Par contre, il semble que personne n’ait encore réellement gouté les cultures. Et le reste des 10 cultures doit encore être testé pour déterminer s’ils sont consommables.

Naturellement, des expériences telles que celles-ci ne sont pas seulement pour le plaisir de relever les défis posés par le plan de Mars One d’un aller simple pour un équipage vers Mars. Parallèlement aux efforts de la NASA et d’autres, ils font partie de travaux beaucoup plus importants pour faire face aux défis posés par une nouvelle ère d’exploration spatiale.