Un homme tétraplégique peut de nouveau bouger sa main droite avec son esprit… et de l’électroniques


Des médecins et chercheurs de l’université de l’état de l’Ohio (Etats-Unis) rapportent qu’un homme a repris le contrôle de sa main droite après un accident de plongée qui l’a laissé paralysé.

Ian Burkhart était étudiant à l’université quand il s’est cassé le cou en plongeant. Depuis 5 ans, il est paralysé de la poitrine jusqu’au bas du corps. Aujourd’hui cependant, les médecins signalent que le jeune homme, maintenant 24 ans, a repris le contrôle de sa main droite et des doigts, en utilisant une technologie baptisée NeuroLife, qui transmet ses pensées directement dans les muscles de sa main, contournant ainsi sa blessure spinale. C’est la première fois, qu’un tel système de “dérivation” est effectif chez un être humain avec une paralysie profonde.

Il y a deux ans, une petite puce renfermant 96  "microélectrodes" sous forme de filaments fut implantée dans son cerveau. Elles enregistrent l’activation de chaque neurones et les modèles d’activations en découlant sont ensuite réceptionnés, via un câble partant de l’arrière de la tête de Burkhart, par un ordinateur dont le logiciel est capable de décoder ces modèles.

Après des mois de travail difficile (à faire le tri parmi l’information envoyé par le cerveau du patient) et de formation, Burkhart pouvait à nouveau verser du liquide à partir d’une bouteille, mélanger le liquide avec une paille et même jouer à un jeu vidéo.

Les algorithmes complexes dans la puce ont donc appris à décoder des pensées et des signaux neuronaux spécifiques liés au contrôle musculaire et les instructions sont ensuite transmises, en moins d’un dixième de seconde, vers un manchon spécial porté par le patient. Des capteurs dans le manchon stimulent les muscles des membres paralysés pour se déplacer en fonction de ces instructions.



Cette recherche montre que l’approche de la “dérivation” a le potentiel de restaurer les compétences essentielles pour les membres qui ne sont plus directement liés au cerveau.

Mais pour l’instant, Burkhart ne peut utiliser sa main que quand il est connecté à un ordinateur, dans le laboratoire, qui n’est donc pas facilement transportable. Un système sans fil pourrait bientôt voir le jour.

En attendant, l’équipe a annoncé qu’un deuxième candidat commencera les mêmes essais l’été prochain.