Samsung muscle son arsenal face à Apple


Le groupe sud-coréen Samsung présente deux nouveaux smartphones grand format et son système de paiement Samsung Pay.

 Samsung présentait jeudi 13.08.2015 à New York les nouveaux modèles Galaxy S6 edge et Galaxy Note5 qui confirment son pari sur les «phablettes», ces smartphones aux écrans presque aussi grands que ceux des tablettes: les leurs affichent une diagonale de 5,7 pouces (14,5 centimètres).




Démonstration du système de paiement Samsung Pay sur un Galaxy S6 edge Plus.


 Une employée Samsung montre comment signer un document avec le Samsung Galaxy Note.


«Aujourd'hui, le voyage continue dans la catégorie des grands écrans que Samsung a créée» avec son premier Galaxy Note en 2011, a commenté JK Shin



Les deux modèles intègrent par ailleurs une technologie de chargement de la batterie sans fil, compatible selon Samsung avec la plupart des systèmes existants.


«Sous la pression concurrentielle, Samsung veut lancer ses appareils avant que les nouveaux modèles d'iPhone fassent encore de l'ombre sur le marché», souligne Daniel Gleeson, analyste chez IHS Technology.



Samsung Pay démarrera le 20 août en Corée et le 28 septembre aux Etats-Unis. Le groupe compte aussi le déployer en Chine, au Royaume-Uni et en Espagne, mais ne donne pas de date dans l'immédiat.

Le service sera intégré à une mise à jour sur les smartphones Galaxy S6 et S6 edge sortis au printemps. Il sera préinstallé sur les nouveaux modèles Galaxy S6 edge et Galaxy Note5, que Samsung présentait jeudi à New York et qui confirment son pari sur les «phablettes», ces smartphones aux écrans presque aussi grands que ceux des tablettes: les leurs affichent une diagonale de 5,7 pouces (14,5 centimètres).

«Aujourd'hui, le voyage continue dans la catégorie des grands écrans que Samsung a créée» avec son premier Galaxy Note en 2011, a commenté JK Shin, patron de la division mobile du groupe sud-coréen, vantant les avantages pour consulter les contenus multimédias et faire plusieurs choses en même temps.

Même Apple, longtemps réticent à se lancer dans les «phablettes», s'y était mis l'an dernier avec l'iPhone 6 Plus et son écran de 5,5 pouces (14 centimètres). Avec l'iPhone 6, un peu plus petit, il a rencontré un grand succès, au point de faire vaciller Samsung sur son trône de premier fabricant mondial de smartphones.

«Sous la pression concurrentielle, Samsung veut lancer ses appareils avant que les nouveaux modèles d'iPhone fassent encore de l'ombre sur le marché», souligne Daniel Gleeson, analyste chez IHS Technology.

Il relève que le groupe sud-coréen a un peu avancé ses annonces par rapport aux années précédentes, où il les présentait plutôt au salon d'électronique IFA de Berlin début septembre. Les téléphones sortiront aux Etats-Unis et au Canada dès le 21 août.

Ramon Llamas, analyste chez IDC, évoque «une mesure calculée, pour éviter l'assaut marketing d'Apple en septembre et octobre», quand sortiront les prochains modèles d'iPhone.

Pour lui, Samsung cherche aussi avec les deux nouveaux modèles à s'implanter un peu plus sur le marché haut de gamme, où se positionne surtout son adversaire américain.

Si les écrans ont la même taille, le S6 edge est légèrement plus petit et plus léger. Le Note5, davantage orienté pour des tâches productives, est en outre équipé d'un stylet (S Pen), et Samsung a présenté une nouvelle «couverture-clavier» pouvant s'y ajouter.

Les deux modèles intègrent par ailleurs une technologie de chargement de la batterie sans fil, compatible selon Samsung avec la plupart des systèmes existants.

L'universalité, c'est aussi l'argument avancé pour Samsung Pay. Le système, qui utilisera l'empreinte digitale de l'utilisateur, fonctionnera avec les terminaux de paiements utilisant la technologie sans contact NFC, comme Apple Pay, mais aussi une technologie de transmission magnétique (MST) très répandue.

«C'est facile, sûr, et surtout disponible pratiquement partout où on peut faire glisser sa carte (dans un lecteur), dans la plupart des cas sans coûts supplémentaires pour le commerçant», a argumenté JK Shin.

«Samsung fait face à une rude concurrence en arrivant tard sur la scène des paiements mobiles», prévient toutefois Siyun Zeng, spécialiste de ce dossier chez IHS.

Elle rappelle qu'il n'a pas, comme Apple, qui avait démarré son propre service de paiements par smartphone en octobre dernier aux Etats-Unis et vient de l'étendre au Royaume-Uni, l'avantage d'avoir accumulé 800 millions de comptes de paiement par carte associés à la boutique de musique en ligne iTunes.

Siyun Zeng comme Ramon Llamas évoquent en outre des risques de «frictions» dans l'écosystème Android.

Le géant internet Google, qui détient ce système d'exploitation mobile utilisé par de nombreux fabricants de smartphones dans le monde, à commencer par Samsung, avait en effet dévoilé fin mai son propre système de paiements, baptisé Android Pay.

AFP