"Tant que tu vivras, cherche à t'instruire: ne présume pas que la vieillesse apporte avec elle la raison" Solon

Phoques, marsouins et dauphins dans la Tamise


Plus besoin d'une longue sortie en mer pour observer des animaux sauvages en milieu naturel. Une promenade sur les rives de la Tamise peut désormais faire l'affaire.

Il est de plus en plus courant de voir des phoques, des marsouins et même des dauphins dans l'estuaire de la Tamise et en amont du fleuve, indique une enquête publiée jeudi par la Société zoologique de Londres (ZSL).

2732 mammifères marins ont ainsi été signalés par le public dans les eaux de la Tamise ou sur ses rives entre 2004 et 2014, selon la ZSL. Les phoques constituent le plus gros contingent, avec 1080 phoques communs, 333 phoques gris et 823 autres dont l'espèce n'a pu être identifiée.

Les marsouins communs ne sont pas en reste, avec 398 représentants, suivis par 49 baleines, 46 dauphins et trois loutres observés sur cette période de dix ans.

La majorité des signalements concerne des animaux isolés, bien qu'un groupe d'une centaine de phoques ait été vu en septembre 2014 à Greenwich (sud est de Londres), ainsi qu'un autre d'une trentaine de baleines-pilotes près de Clacton-on-Sea (est) en novembre de la même année.

La Société zoologique publie en ligne une carte montrant les lieux où les animaux ont été vus, et les internautes peuvent l'utiliser pour en signaler de nouveaux.

Ils semblent en particulier apprécier les quais et docks du quartier d'affaires de Canary Wharf, dans l'est londonien. «Les gens sont souvent surpris d'apprendre que des mammifères marins sont régulièrement découverts dans le centre de Londres», explique Joanna Barker, membre de la ZSL.

«Leur présence est un signe positif montrant que la Tamise est de plus en plus propre», ajoute-t-elle.

Cette régénération du fleuve, un temps considéré comme «biologiquement mort», se traduit également par des projets de réappropriation menés par ses riverains, comme une piscine flottante ou une nage annuelle.

AFP