Sommeil: le somnambulisme serait héréditaire


Une étude établit un lien entre les troubles du sommeil des parents et ceux de leurs enfants. Il semble également qu'un lien peut être fait entre les terreurs nocturnes des très jeunes enfants et le somnambulisme.
 
Et si le somnambulisme était génétique? Il semblerait en tout cas qu'un enfant a trois fois plus de chances de devenir somnambule si un de ses parents l'est, et sept fois plus de chances si ses deux parents ont souffert de ce trouble du sommeil. Telle est la conclusion principale d'une étude menée par des chercheurs de l'université de Montréal entre 1999 et 2011 et dont les résultats ont été rendus publics lundi.

Les habitudes de 1.940 enfants, nés en 1997 et 1998, ont été passées au cribles par des chercheurs canadiens, irlandais et russes. Leurs travaux ont été publiés par la revue médicale JAMA Pediatrics.

Un lien entre terreurs nocturnes et somnambulisme

Rien d'étonnant si vous avez déjà croisé votre progéniture hors de son lit en pleine nuit puisque 29,1% de ces enfants, observés de 1,5 à 13 ans, étaient sujets au somnambulisme, avec un pic autour de 10 ans. Le taux grimpe à 47,5% pour les enfants qui ont un parent somnambule et 61,5% si les deux parents l'ont été. Mais il n'est que de 22,5% si aucun des deux parents n'est concerné.

L'étude s'est aussi penchée sur les terreurs nocturnes, un trouble du sommeil proche de l'insomnie qui touche 56.2% des enfants, surtout autour de 1 an et demi. Les chercheurs ont par ailleurs remarqué qu'un tiers des enfants qui avaient connu des épisodes de terreurs nocturnes étaient plus tard sujets au somnambulisme.

Le somnambulisme et les terreurs nocturnes sont deux formes de parasomnie qui comportent un risque sérieux de blessure.