"Tant que tu vivras, cherche à t'instruire: ne présume pas que la vieillesse apporte avec elle la raison" Solon

Les publicitaires manipulent votre IE pour vous faire acheter


Les publicitaires ne choisissent pas la manière de vendre un produit de manière aléatoire, ou simplement en suivant une simple inspiration artistique. En fait, les techniques utilisées pour faire vendre un produit suivent un processus et une logique complète que les marketeurs mettent des mois, voire des années à maîtriser. De plus, il n’existe pas qu’une seule technique pour convaincre les consommateurs d’acheter tel ou tel produit. L’une d’entre elles s’appelle notamment l’intelligence émotionnelle. S’apparentant à la fois à la psychologie et au marketing, l’intelligence émotionnelle est abondamment utilisée par les commerciaux, et voici comment ils font cela.

L’intelligence émotionnelle est la capacité d’identifier et de gérer vos propres émotions et celles des autres. On dit généralement qu’elle se compose de cinq compétences : la conscience émotionnelle ; la capacité à maîtriser les émotions et à les appliquer à des tâches telles que la réflexion et la résolution de problèmes ; et la capacité à gérer les émotions, ce qui implique de réguler vos propres émotions et de rassurer ou de calmer les autres. À ces trois compétences s’ajoutent également l’empathie et la motivation.

L’intelligence émotionnelle est intangible en chacun de nous. Cela affecte la façon dont nous gérons notre comportement, les complexités sociales et prenons des décisions personnelles. C’est le psychologue Daniel Goleman qui a popularisé le terme « intelligence émotionnelle », et l’a défini comme étant « la capacité de lire, de comprendre et de répondre aux émotions humaines de manière appropriée. » Il a notamment soutenu que l’intelligence émotionnelle (IE) était tout aussi importante que le quotient intellectuel (QI) pour le leadership et la réussite professionnelle.

Pourquoi l’intelligence émotionnelle est importante dans le marketing

L’intelligence émotionnelle est une compétence qui est de plus en plus appréciée sur le lieu de travail, à mesure que les gens sont mieux informés de l’importance de gérer le stress au travail et de créer un environnement propice à la santé mentale au travail. Cela est encore plus vrai dans le domaine du marketeur, puisqu’en plus de générer une meilleure ambiance de travail, l’intelligence émotionnelle permet d’être plus performant dans l’accomplissement de ce travail.

L’intelligence émotionnelle est une compétence précieuse à avoir dans n’importe quelle carrière, mais encore plus dans le secteur de la vente. Le domaine de la vente est un travail qui exige la capacité de briser les barrières avec des inconnus, de surmonter les objections, de nouer des relations et d’établir des liens. Il est alors facile de comprendre pourquoi la capacité de contrôler les émotions et de réagir de manière appropriée est importante.

Par exemple, l’intelligence émotionnelle peut être un réel atout pour gérer les objections, car chaque client potentiel aura un ensemble unique de besoins ainsi que ses propres préoccupations au tout début du processus de vente. Faire preuve d’empathie auprès des clients pour comprendre leurs préoccupations et comprendre leur point de vue facilitera beaucoup le traitement des objections. Les objections de vente ne sont pas une mauvaise chose. Ils présentent des opportunités et un vendeur émotionnellement intelligent aura la possibilité de transformer les objections en ventes.

IE et QI, lequel est le plus important ?

Rappelons que le QI, ou quotient intellectuel est un score dérivé de l’un des nombreux tests standardisés conçus pour évaluer l’intelligence d’un individu. Le QI est utilisé pour déterminer les capacités académiques et identifier les personnes à proprement dit le niveau d’intelligence d’une personne. Le QI est directement lié à des activités intellectuelles telles que la capacité d’apprendre ainsi que de comprendre et d’appliquer des informations à des ensembles de compétences.

De son côté, l’IE est un également un indicateur d’intelligence, mais une intelligence plus complexe qui dépend plus des capacités émotionnelles d’une personne que de son intelligence. Selon de nombreux psychologues, spécialistes en ressources humaines, en marketing et en leadership, l’intelligence émotionnelle est un meilleur indicateur de réussite sur le lieu de travail que le QI. L’IE permet, entre autres, d’identifier les leaders, les personnes aptes à bien travailler en équipe et les personnes qui travaillent le mieux par eux-mêmes.

À un moment donné, le QI était considéré comme le principal déterminant du succès, et c’est encore le cas dans certains domaines professionnels. Les personnes dont le QI était élevé étaient supposées être destinées à une vie d’accomplissement et de réalisation. Cependant, le QI à lui seul est insuffisant pour assurer une bonne insertion dans le milieu professionnel. D’ailleurs, au cours des dernières décennies, de plus en plus d’entreprises imposent un test d’IE lors des processus d’embauche. Le test de QI, quant à lui, est beaucoup plus utilisé dans le domaine de l’éducation.

Andy Rakotondrabe

Forte hausse d'une maladie rare aux États-Unis et toujours pas d’explication


Le nombre de cas d’enfants atteints de paralysie flasque aiguë ne cesse d’augmenter aux États-Unis. Les origines de cette maladie rare qui touche la moelle épinière restent inconnues et aucun traitement n'existe pour le moment.

Le mois dernier, le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) américain, l’autorité qui surveille les épidémies et intervient pour les contenir, a révélé 386 cas de paralysie flasque aiguë entre 2014 et septembre 2018. Cette maladie rare, proche de la poliomyélite, affecte le système nerveux et provoque une faiblesse d’un ou plusieurs membres pouvant aller jusqu’à la paralysie.

Cette maladie gagne du terrain aux États-Unis. La directrice du centre national pour les vaccinations et les maladies respiratoires au sein des CDC, Nancy Messonnier, a révélé que 252 enfants ont été traités cette année pour des symptômes de cette maladie. L’an dernier, un enfant en est même décédé.

Un chiffre qui est en constante augmentation puisque, depuis la semaine dernière, 33 nouveaux malades ont été diagnostiqués. Cela porte le total à 80 cas confirmés depuis le début de l’année, ce qui place 2018 au même niveau que les deux années de pic : 2016 avec 149 cas et 2014 avec 120 cas.

Les origines de cette maladie, dont le syndrome est apparu en 2014, restent inconnues. De plus, il n’existe pas pour l’instant de traitement spécifique. Nancy Messonnier se veut pourtant rassurante et indique que cette maladie reste "rare", bien que l’augmentation du nombre de malades préoccupe. Sur les 125 cas étudiés par les CDC, la moitié étaient positifs à un entérovirus ou un rhinovirus, qui provoquent fièvre, écoulements nasaux, vomissements, diarrhée et douleurs musculaires.

Cette maladie laisse perplexe les professionnels de la santé américains qui ne parviennent pas à trouver son origine. "Cela peut être un des virus que nous avons déjà détectés, ou un virus que nous n'avons pas encore détecté", a expliqué Nancy Messonnier. "Ou cela pourrait provenir d’un virus déclenchant un autre processus qui, lui-même, provoquerait la paralysie flasque aiguë, à travers un processus auto-immun. Les agences CDC travaillent avec les chercheurs et, actuellement, la science n’apporte aucune réponse", a-t-elle ajouté.

La plupart des enfants touchés par la paralysie flasque aiguë sont âgés de 2 à 8 ans. La fièvre et les problèmes respiratoires sont les premiers symptômes avant la paralysie qui apparaît entre trois et dix jours plus tard. Devant l’absence de traitement et le mystère qui entoure l’apparition de la maladie, les autorités américaines de santé ont appelé les parents à "chercher une aide médicale immédiate pour les enfants qui souffrent d'une faiblesse soudaine des bras et des jambes".

Jean-Guillaume Bayard

La "viande" de laboratoire, c'est pour bientôt


Bientôt de la «viande de laboratoire» dans les assiettes? L'administration américaine a en tout cas dévoilé vendredi un cadre réglementaire ouvrant la voie à la commercialisation d'aliments conçus à partir de cellules animales, quand ils seront disponibles.

Plusieurs start-up se sont lancées ces dernières années sur ce créneau. Mais le coût de production est encore très élevé et aucun produit n'est pour l'instant prêt à être vendu. Les avancées, toutefois, sont rapides. La société californienne Just, aussi connue pour sa mayonnaise sans oeuf, a ainsi plusieurs fois fait part de son intention de commercialiser un produit à base de cellules animales capables de se reproduire d'ici la fin de l'année.

D'autres comme Memphis Meats aux Etats-Unis, Mosa Meat aux Pays-Bas ou Aleph Farms en Israël, s'activent pour abaisser les coûts de production, certaines de ces entreprises ayant reçu le soutien financier de géants de l'industrie agro-alimentaire. Les partisans de cette alternative font valoir qu'elle peut changer durablement le système de production de la viande en évitant d'élever et de tuer des animaux.

Aux Etats-Unis, la question de savoir s'il fallait ou non autoriser ces produits ne s'est jamais vraiment posée. En revanche savoir qui allait les contrôler, le ministère de l'Agriculture (USDA) ou l'agence en charge de la sécurité alimentaire (FDA), faisait jusqu'à présent débat.

Après une conférence publique en octobre destinée à débattre de la «régulation nécessaire pour à la fois encourager ces produits alimentaires innovants et maintenir les normes de santé publique les plus strictes», ces deux entités ont annoncé vendredi dans un communiqué commun avoir décidé d'en partager la supervision.

Selon le cadre réglementaire proposé, la FDA serait chargée de contrôler tout ce qui concerne les cellules, depuis leur prélèvement sur des bovins ou des volailles jusqu'au stade de la différentiation cellulaire. Le ministère de l'Agriculture superviserait de son côté tout ce qui relève de la production et de l'étiquetage des produits issus de ces cellules. Les détails sont encore en train d'être affinés mais les deux agences estimant avoir les autorisations réglementaires nécessaires, «l'administration ne pense pas qu'une loi spécifique sur le sujet soit nécessaire», indique le communiqué.

«Quid du mot 'viande'?»

L'annonce de l'administration «est une indication encourageante sur le fait que la FDA et l'USDA tracent clairement la voie pour une réglementation transparente et prévisible», a estimé Jessica Almy de The Good Food Institute, une association qui promeut les produits alternatifs à la viande conventionnelle.

«Les gouvernements d'Israël, du Japon et de Singapour ont déjà fait part de leur intérêt pour cette importante technologie alimentaire», a-t-elle souligné. Aussi est-il essentiel selon elle d'avancer «aussi rapidement que possible».

Selon les arguments de ses partisans, la «viande de laboratoire» permettra de limiter les gaz à effets de serre et l'utilisation de ressources naturelles, et d'éviter la souffrance des animaux. Tout cela en nourrissant une population de plus en plus nombreuse et gourmande en protéines. «Nous attendons avec impatience le jour, dans un avenir pas si éloigné, où les familles américaines pourront partager un plat de viande fabriqué à partir de cellules», a affirmé Mme Almy. Déjà, les responsables de la start-up Just «se réjouissent de pouvoir bientôt travailler avec les deux agences», a indiqué un porte-parole de la société vendredi à l'AFP.

Dans son communiqué, l'administration américaine n'a en revanche pas indiqué si les produits issus de cellules animales pouvaient s'appeler «viande», un point de contentieux entre certaines associations représentant les agriculteurs et les partisans de produits alternatifs.

La porte-parole de l'Association des éleveurs bovins américains (USCA), Lia Biondo, s'est toutefois félicitée vendredi que l'étiquetage soit supervisé par le ministère de l'Agriculture plutôt que par la FDA, qui n'exige pas que les emballages soient approuvés «avant que les produits n'arrivent dans les rayons des supermarchés». L'organisme se bat pour que le mot «viande» soit réservé à la chair d'un animal né, élevé et abattu de façon traditionnelle.

Le steak d’origine végétale et imprimé en 3D

Giuseppe Scionti, un chercheur italien a modifié une imprimante 3D afin d’obtenir différents steaks à base de viande végétale. Ce chercheur espère que sa découverte pourra servir pour lutter contre l’exploitation animale. Utilisant riz, pois et algues, il a pu obtenir une pâte rougeâtre d’une texture similaire à celle de la viande rouge. L’auteur admet qu’il reste encore du travail à faire pour leur donner un goût délicieux. Cependant, nous vous proposons de découvrir en quelques points la très prometteuse idée de Scionti.

À l’aide d’un logiciel de CAO, Scionti a conçu un programme permettant de transformer les produits alimentaires insérés dans une machine, à l’aide d’une seringue, en un long microfilament qui est ensuite modifié en steak. Les produits végétaux dont il se sert sont présents et utilisés aux quatre coins du globe, qui permettrait une utilisation mondiale. Ils sont écologiques et ne vont pas à l’encontre de la nature et de la planète. Concernant l’apparence du produit, il ressemble plutôt à un steak de boeuf. Le chercheur italien a développé sa machine d’impression 3D à l’Université polytechnique de Catalogne à Barcelone, en Espagne.

Cette fabuleuse machine peut produire environ 110 grammes de steak végétarien cru en 30 à 50 minutes, un délai relativement long. Cependant, le scientifique est ambitieux et pour contenter un large public, il a également mis au point un substitut de poulet, utilisant toujours une imprimante 3D pour créer ce qu’il appelle un « poulet à base de plantes fibreuses ».

Plantes fibreuses, c’est l’expression qui revient fréquemment dans les propos du scientifique italien, qui cherche à promouvoir une solution durable et écologique afin de lutter contre l’exploitation animale qui, selon lui, ronge notre planète. L’objectif est de réduire au maximum les émissions de gaz à effet de serre provenant de l’élevage, qui représentent 14,5 % du total des émissions de gaz à effet de serre causées par l’Homme.

Le scientifique italien a déclaré avoir déjà contacté des restaurateurs pour leur proposer de vendre ses plats végétariens à leurs clients. Cependant, pour être tout à fait réaliste, les diverses dégustations laissent à penser que le produit est largement améliorable. Il est bien comestible, mais le goût semble d’avantage ressembler à des champignons qu’à une viande animale. Il se montre tout de même confiant pour la suite :

« Cela ne m’inquiète pas, car les technologies pour imiter le goût de la viande animale ont déjà été développées ces dernières années, alors le principal défi pour moi est d’obtenir une consistance et une texture semblables le plus possible à celles de la viande animale.”

Le travail semble déjà réussi et avancé, en témoigne ce cuisinier de l’université qui a déclaré à propos des steaks : « Ils se cuisinent très bien. Ils ne brûlent pas et ne collent pas à la poêle. »

Scionti déclare qu’il cherche à atteindre le point où il pourrait produire ces 110 grammes de viande à base de plantes en cinq à dix minutes pour un coût total inférieur à 50 centimes. Il avoue même que le steak a besoin de plus de travail pour ressembler à un plat typique d’un menu de restaurant, mais que la réalisation sera à court terme.

« Son apparence peut être améliorée avec un investissement en temps et en nouveaux prototypes, car cet aspect est très important du point de vue du consommateur », tels sont les propos qu’il confie au journal espagnol El Pais .

Enfin, il estime que les coûts et le temps nécessaires à la production des steaks chuteraient lorsqu’il commencerait à les fabriquer à plus grande échelle.

Ainsi, des progrès sur la vitesse de production et le goût semblent être les deux axes de recherche principaux. Si nous en sommes toujours au stade expérimental, ce projet pourrait bien influencer le monde entier et révolutionner la production alimentaire.

Benjamin Cabiron

Vous pourrez bientôt changer de chaîne par la pensée


Samsung, l’entreprise à l’origine des smartphones et tablettes de la gamme Galaxy, veut zapper la télécommande pour que ce soit votre cerveau qui contrôle votre télévision ! L’équipementier sud-coréen développe actuellement un logiciel pour interagir avec une télévision intelligente grâce aux ondes cérébrales. Le projet Pontis, principalement destiné aux personnes souffrant d’un handicap physique sévère, devrait être testé dès 2019 dans des hôpitaux suisses.

L’équipementier sud-coréen Samsung travaille actuellement avec l’École polytechnique fédérale de Lausanne, en Suisse, sur un projet de télécommande mentale. Le projet Pontis pourrait, à terme, permettre de zapper la télécommande pour interagir avec sa télévision via les ondes cérébrales. Mais pour l’heure, le prototype développé fonctionne différemment. En effet, les cobayes utilisent un casque équipé d’un système d’eye tracking, qui suit simplement les mouvements des yeux, pour indiquer leurs choix.

Cependant, le géant sud-coréen veut aller beaucoup plus loin, notamment pour les personnes atteintes de handicaps sévères, comme la tétraplégie. Ainsi, la combinaison d’un casque, doté de 64 capteurs, et du logiciel basé sur le machine learning, devrait permettre de décrypter les signaux du cerveau pour contrôler des appareils, comme une télévision intelligente Samsung. Cependant, les ondes cérébrales sont différentes d’un individu à l’autre, si bien qu’il faut concevoir un dispositif personnalisé pour chacun.

Bart de Kimpe, ergothérapeute et responsable thérapies au Centre suisse de paraplégiques de Nottwil, explique que « la technologie BCI (interface neuronale directe) appliquée dans le projet Pontis pourrait être l’instrument manquant qui changerait fondamentalement la vie des patients atteints du Locked-In Syndrome, la plus haute forme de paraplégie ». Ainsi, dès 2019, les premiers tests du prototype se dérouleront dans des hôpitaux suisses.

Bien sûr, on pourrait imaginer que la prochaine étape sera la commercialisation. Cependant, le casque nécessite l’application d’une couche de gel sur la tête pour fonctionner… Bien entendu, il ne s’agit que des prémices de l’innovation qui est amenée à évoluer au fil des années.



Christelle Perret