2014-JO25 va frôler (à 1,8 million de kilomètre) la Terre mercredi



Un astéroïde d'environ 600 mètres de large va passer mercredi à proximité de la Terre, mais sans présenter le moindre danger, selon la Nasa. «Bien qu'il n'y ait aucune possibilité que l'astéroïde entre en collision avec notre planète, il sera très près pour un objet spatial de cette taille», a précisé l'agence spatiale américaine, dans un communiqué.

Baptisé 2014-JO25, l'astéroïde mesure à peu près 650 mètres de large et passera à 1,8 million de kilomètres de la Terre, c'est à dire un peu moins de cinq fois la distance qui nous sépare de la lune. La dernière fois que 2014-JO25 nous a rendu visite remonte à 400 ans et on ne le reverra pas avant 2600 ans.

Le gros objet spatial passera près de notre planète, après avoir contourné le Soleil, puis il continuera sa route vers Jupiter avant de retourner vers le centre du système solaire. En 2004, Toutatis, un astéroïde bien plus gros - 4,6 km de long sur 2,4 km de large en forme de cacahouète - était passé à 1'549'719 km, c'est à dire quatre fois la distance de la Terre à la Lune.

«Opportunité exceptionnelle»

La Nasa avait également estimé qu'il ne présentait aucun risque pour notre planète, tout au moins pendant 558 ans, époque à laquelle il repassera à proximité de la Terre, mais cette fois plus près.

La prochaine visite d'un gros objet volant n'est pas prévu avant 2027, lorsque l'astéroïde 199-AN10, de 800 mètres de largeur, s'approchera à 380'000 km (la distance Terre/Lune).

La visite du 19 avril est une «opportunité exceptionnelle» pour les astronomes et les amoureux du ciel, a souligné la NASA. Sa surface étant deux fois plus réfléchissante que celle de la Lune, il devrait être visible avec un petit télescope pendant une ou deux nuits.

AFP

Cannibalisme : la chaire humaine n’est pas assez nutritive




Les archives archéologiques montrent que le cannibalisme préhistorique remonte à près d’un million d’années, mais pourquoi l’homme mangeait-il ses congénères ? Cette pratique ne visait pas seulement à soulager la faim, étant donné que, en tant que proie, les anciens humains étaient probablement plus nombreux qu’ils n’en valaient la peine et qu’ils n’étaient pas aussi nutritifs que les steaks de mammouths.

Les études passées ont tendance à considérer cette pratique comme motivée par des raisons diététiques ou rituelles cependant, pour l’auteur d’une nouvelle étude, James Cole, un archéologue de l’université de Brighton, les facteurs qui sous-tendent le cannibalisme préhistorique sont beaucoup plus complexes.

Pour atteindre cette conclusion, il a calculé la valeur calorique d’un corps humain moyen, en se basant sur les données tirées des autopsies de quatre mâles adultes modernes, puis il a comparé les résultats aux valeurs caloriques des espèces animales trouvées dans les sites préhistoriques de cannibalisme.

Selon ses résultats, un homme de 65 kg  produirait environ 32, 376 calories dans les tissus musculaires (en gardant à l’esprit que ces chiffres sont une estimation approximative, car nos ancêtres (Hominini) étaient beaucoup plus musclés), ce qui n’aurait guère sustenté un groupe de 25 mâles adultes de Neandertal ou du Pléistocène pour plus d’une demi-journée.




En comparaison, un mammouth (3,6 millions de calories) leur aurait permis de tenir pendant 35 jours, un rhinocéros laineux (1,26 million de calories) environ 12 jours tandis qu’un bison des steppes (612 000 calories) pendant six jours.

En plus de ne pas se classer en haut de l’échelle alimentaire, il y a aussi la question de savoir si cela valait la peine de s’exposer aux risques de chasser et de combattre un camarade hominidé alors qu’il y avait beaucoup d’autres proies aux alentours, selon Cole. Comme il l’indique dans l’étude, cela impliquerait beaucoup plus d’effort pour chasser un hominidé qu’un petit animal, comme un cerf, compte tenu de la capacité de notre ancêtre à se battre, à courir et à penser pour se sortir de la situation.

Cela dit, même si le fait de manger ses congénères ne semble pas justifier les efforts, il y a lieu de croire que cette pratique était plus répandue que ce que suggère le faible nombre de sites fossiles présentant des traces de cannibalisme. Cole souligne le fait que, bien qu’il n’y ait pas beaucoup de restes humains dans les archives fossiles, il existe encore “beaucoup de preuves” de cannibalisme, comme les marques de dents sur les os et la rupture des os longs (signe que quelqu’un a essayé d’accéder à la moelle osseuse à l’intérieur) pour indiquer que ce n’était pas une pratique peu commune.

En outre, d’autres chercheurs ont également soutenu que l’immunité de l’homme préhistorique aux maladies liées au prion (encéphalopathies spongiformes transmissibles) était le résultat du cannibalisme. Sinon, face à l’exposition répétée à ces agents pathogènes, ils n’auraient pas évolué pour s’y adapter, suggérant ainsi que le cannibalisme n’était pas une pratique rare.

Donc, si l’homme préhistorique n’était pas nutritif ou facile à se procurer, qu’est-ce qui a poussé à manger de son genre ? Sans surprise, il n’y a pas de réponse claire à cette question. Certains d’entre eux auraient pu adopter une approche pragmatique et considéraient ceux de leur groupe qui étaient morts comme une source alternative de viande afin qu’ils n’aient pas à sortir et à chasser.

Il est également possible que ce soit leur façon d’affirmer leur revendication sur un territoire particulier ou qu’il impliquait une sorte de rituel socioculturel complexe que les archéologues n’ont pas encore compris, comme l’ont suggéré les restes cannibalisés trouvés sur des sites archéologiques tels que la grotte de Gough au Royaume-Uni, où les crânes des victimes ont été nettoyés et ensuite reconvertis en bols tandis que le reste de leur corps a été mangé.

Ce bol fabriqué à partir d’un crâne humain a été trouvé dans le site archéologique de la grotte de Gough. (Kevin Webb/ NHM)



Dans tous les cas, pour Cole, on ne peut pas supposer que ces premières pratiques de cannibalisme avaient simplement des raisons nutritionnelles ou rituelles. Tout comme il existe de nombreuses raisons pour lesquelles les humains modernes ont pratiqué le cannibalisme, les motivations derrière les tendances cannibales initiales pourraient être tout aussi complexes ? Après tout, loin d’être de brutal habitants des grottes uniquement motivés par des besoins fondamentaux simples, des études récentes ont montré que les Néandertaliens étaient beaucoup plus sophistiqués qu’il ne l’avait été estimé, comme en témoignent le fait qu’ils fabriquaient des bijoux et enterraient leurs morts.

Selon Cole :

Nous savons que les humains modernes ont une variété de motivations complexes pour le cannibalisme qui s’étende du rituel, de l’agressivité et de la survie à des raisons diététiques. Pourquoi une espèce telle que les Néandertaliens, qui semblent avoir eu des attitudes variées pour l’enterrement et le traitement de leurs morts, n’a-t-elle pas une attitude tout aussi complexe envers le cannibalisme ?

des scientifiques russes inventent le plombage éternel




Des plombages qui ne lâchent pas! Les nanoparticules contenues dans le nouveau matériau de plombage empêchent l’apparition de caries et prolongent la durée de vie des amalgames dentaires, annoncent les scientifiques russes.

Bonne nouvelle pour tous ceux à qui une visite chez le dentiste donne des sueurs froides. Des chercheurs russes ont élaboré un matériau innovant susceptible de minimiser le nombre de ce gendre de rendez-vous. Une petite quantité de cette substance ajoutée au matériau de plombage empêchera les caries et protégera pour longtemps les dents contre les microbes, relate le service de presse de l'Université nationale des sciences et technologies de Moscou (MISiS).

Il explique que la substance élaborée peut être utilisée non seulement dans les plombages, mais aussi dans d'autres matériaux dentaires, prolongeant la durée de vie des implants.

Le matériel innovant doit ses capacités exceptionnelles aux nanoparticules d'oxyde de titane, de fer, de zinc et d'autres métaux. Les expériences ont démonté que même une petite concentration des particules de ce type est capable d'éliminer les bactéries et agit comme un antibiotique, raconte Gueorgui Frolov, directeur de recherche.

Et comme des caries apparaissent aux endroits où le plombage se fixe le tissu dentaire, le nouveau matériau a toutes les chances de résoudre l'un des problèmes principaux des patients, la perte d'un plombage.

On va tenter d'observer un trou noir directement pour la première fois


WARNER BROS
Neuf télescopes vont tenter d'observer pour la première fois l'horizon d'un trou noir


L'univers regorge de secrets et de phénomènes incroyables, immenses, gargantuesques. Mais le plus impressionnant et insondable d'entre eux est certainement le trou noir. Quand une étoile meurt et s'effondre sur elle-même, elle se transforme parfois en cet objet invisible, qui avale toute matière, y compris la lumière.

Mais le phénomène physique pourrait bien être percé à jour, ce mercredi 5 avril. Des dizaines de centres de recherche vont en effet mettre en commun leur technologie pour créer un "télescope virtuel" gigantesque. Jusqu'au 14 avril, ils vont tenter d'observer directement l'inobservable.

Comment? En pointant 9 des plus puissants télescopes vers le même point, au même moment: le coeur de notre galaxie, qui abrite Sagittarius A*, un trou noir supermassif. Ce projet, appelé Event Horizon Telescope, va simuler la précision d'un télescope qui ferait la taille du diamètre de la Terre, tourné vers l'espace.

Un télescope qui distingue un DVD sur la Lune

IRAM


Les chercheurs espèrent ainsi réussir à voir ce trou noir. Enfin, pas le trou en lui-même. Comme il absorbe tout, y compris la lumière, il est invisible. Mais plus exactement son horizon, "la limite au-delà de laquelle la lumière est piégée par le trou noir", précise l'Institut de recherches et d'applications des méthodes de développement (Iram), qui participe au projet avec ses télescopes.

En plus de l'exploit technologique, arriver à observer cette zone permettra de vérifier si la théorie de la relativité générale d'Einstein se vérifie partout, même dans l'endroit le plus bizarre de l'univers.

Mais arriver à déceler cette dernière bouffée de lumière, avant qu'elle ne parte on ne sait pas trop où, ce n'est pas simple. Il faut un zoom très, très puissant. Pour vous donner une idée, le réseau de télescopes permettra de distinguer un DVD posé sur la Lune, précise The Atlantic.

NASA


Car si Sagittarius A* est 4 millions de fois plus massif que le Soleil, il n'est que 18 fois plus gros. Et à 26.000 années-lumières, difficile de voir le tout petit halo qui l'entoure, surtout que de nombreux obstacles, comme des gaz ionisés, se dressent sur la route. C'est pour cela que les chercheurs utilisent une longueur d'onde submillimétrique, une technologie qui est en plein boom et permet de traverser les pires "nuages" interstellaires.

Objectif: une cacahuète moche

Il ne faut pas s'attendre à quelque chose de magnifique visuellement. Si le projet Event Horizon Telescope est une réussite, les chercheurs espèrent "voir quelque chose qui ressemblera à une cacahuète moche", a expliqué à The Atlantic Heino Falcke, qui siège au conseil scientifique de l'organisation. Mais ce serait déjà une première incroyable.

D'autres observations auront lieu, avec notamment de nouveaux télescopes construits dans les années à venir. "A terme, l'image devrait ressembler à une nouvelle lune floue, où la partie noire représente l'ombre de l'horizon", précise Heino Falcke.

NATURE


Théoriquement, voici ce que devraient voir les scientifiques grâce au Event Horizon Telescope
En attendant, on peut toujours (re)regarder Interstellar. Le trou noir imaginé dans le film a été réalisé avec l'aide d'un astrophysicien. Il est considéré comme l'une des simulations les plus réalistes de l'horizon d'un trou noir. A tel point que le modèle utilisé a été publié dans une revue scientifique.

Gregory Rozieres