Inde : naissance d’une chèvre-cyclope




Le 10 mai dernier, une chèvre et son énorme œil globuleux ont vu le jour dans un petit village de la région d’Assam, au nord-est de l’Inde, rapporte le magazine National Geographic.

La chèvre-cyclope au pelage noir est alors devenue l’attraction du village indien, des visiteurs se pressant par douzaines pour venir l’observer.

Mukhuri Das, son propriétaire, prend très soin de son animal depuis sa naissance, bien que les vétérinaires assurent que la chèvre ne devrait pas vivre très longtemps, compte tenu de ses malformations.

Pas de cils et des dents en moins

En plus de ne posséder qu’un œil, l’animal ne dispose que d’une oreille, mais aussi d’une malformation généralisée de la tête, avec un nez sous-développé et une mâchoire trop courte, laissant pendre sa langue hors de sa bouche. Sa cyclopie est notamment due à un défaut de séparation du cerveau en deux hémisphères.

La chèvre «miracle», comme l'appelle le National Geographic, défie tous les pronostics en ayant survécu déjà une dizaine de jours, notamment grâce aux soins prodigués par son propriétaire.

Les vétérinaires indiens ne se prononcent pas sur les causes de cette grave malformation, qui a causé une absence de cils, de paupière et de plusieurs dents qui, pour l’heure, font l’attraction du village d’Assam.

Le mauvais odorat humain n'est qu’un mythe


Représentation du bulbe olfactif et des nerfs olfactifs humains (en jaune)
 (Patrick J. Lynch/ Wikipedia)


Depuis plus d’un siècle, on prête aux humains un très mauvais sens de l’odorat. Pourtant, selon une nouvelle étude, les humains ont un puissant odorat, c’est juste que nous ne sommes pas/ plus habitués à faire ressortir certaines informations de l’urine de nos congénères…

Une récente analyse réalisée par John McGann, spécialisé en neurobiologie et en cognition sensorielle à l’université Rutgers (États-Unis), revisite les preuves disponibles concernant l’olfaction humaine et s’attaque à la vieille idée que le nez du chien est 10 000 fois plus puissant que le nôtre. Ils sont en effet bien meilleurs à renifler les odeurs d’urines sur les lampadaires, dit-il, mais les humains ont un léger avantage quand il s’agit de bananes. Différentes espèces, semble-t-il, se spécialisent dans différentes odeurs.

Comme une étude publiée en 2014 le suggérait déjà et pour McGann, les humains peuvent faire la différence entre mille milliards d’odeurs différentes.

Le fait est que l’odorat est aussi bon chez les humains que chez les autres mammifères, comme les rongeurs et les chiens.

Alors, d’où sort l’idée que notre odorat est si mauvais ? McGann fait valoir qu’elle est originaire du célèbre neuro-anatomiste et libre penseur français Paul Broca (1824-1880), qui a suggéré que les lobes frontaux du cerveau humain, le siège de notre intelligence et de notre libre arbitre, étaient devenus beaucoup plus grands que ceux d’autres espèces et tout cela aux dépens d’autres capacités plus “animales” de notre cerveau.

Broca a plus particulièrement suggéré que les bulbes olfactifs (il y en a 2) du cerveau humain, où les odeurs sont traitées, se sont réduits pour s’adapter aux lobes frontaux élargis. Convaincus que la taille était en corrélation avec la capacité, Broca et d’autres ont jeté les bases de la notion d’une capacité olfactive diminuée.

McGann conteste cette idée, arguant que comparer les volumes relatifs et absolus des bulbes olfactifs humains à d’autres espèces n’est pas un indicateur utile du pouvoir de notre odorat. Pour le chercheur, la meilleure mesure est de déterminer le nombre de neurones présents dans les bulbes.

Les humains ont donc des bulbes olfactifs relativement petits par rapport au volume global de leur cerveau. En ces termes, les souris ont des bulbes olfactifs 200 fois plus grands que ceux des humains, tandis que ceux des chiens sont 40 fois plus grands.

Mais une nouvelle technique permettant de quantifier le nombre de cellules olfactives dans les bulbes de différentes espèces a donné un résultat inattendu. Indépendamment de la taille du bulbe, le nombre absolu de neurones est remarquablement similaire dans une variété d’espèces qui, par ailleurs, varient considérablement en taille et en leur dépendance apparente à l’odeur. Que l’on soit un homme, une souris, un singe ou même une taupe avec un nez en étoile (Condylure étoilé), il y a un nombre magique de neurones, environ 10 m, nécessaire et suffisant pour atteindre la fonction olfactive. En d’autres termes, c’est l’abondance de ces neurones, pas la taille des structures anatomiques qui les abritent, qui est importante.

Le nez du Condylure étoilé. (Kenneth Catania)


De plus, les comparaisons directes sont trompeuses, car les recherches actuelles indiquent que "les différentes espèces ont des sensibilités différentes pour différentes substances odorantes". Les humains ont un étonnant pouvoir olfactif quand il s’agit de certaines odeurs, comme l’acétate d’amyle dans les bananes ou les odorants dans le sang humain. D’autres espèces excellentes à détecter les odeurs qui les concernent.

Selon McGann, en modérant ses conclusions :

Des personnes se demandent si les humains sont meilleurs que les chiens à discerner les odeurs. Ce n’est pas ce que c’est. C’est une chose beaucoup plus nuancée. Vous pourriez être plus apte à repérer l’odeur de certaines plantes parce que vous les mangez, mais un animal carnivore et territorial comme le chien sera bien meilleur à discerner les odeurs à partir d’urine.

Ainsi nous ne sommes ni “meilleurs”, ni "plus mauvais" que les chiens. En fonction de notre mode de vie, il y a des odeurs auxquelles nous sommes plus sensibles et donc plus adapter à repérer que d’autres.

Notre olfaction spécifique est essentielle à l’être humain, souligne McGann, permettant une forme de communication, jouant dans le choix du partenaire et dans la socialité. Par exemple, une étude publiée en 2015 à montrer que nous sentons inconsciemment nos mains après avoir serré celle d’un étranger. Les odeurs environnementales influencent fortement nos émotions et nos souvenirs.

En ce qui concerne l’avenir, les scientifiques commencent tout juste à déterminer le but de notre odorat dans notre vie quotidienne. Ils veulent ainsi connaître les odeurs auxquelles nous sommes les plus sensibles et ce qui rend les humains bon ou mauvais à les repérer. McGann espère également que les scientifiques pourront faire plus pour les personnes qui ont perdu leur odorat.

Un soutien-gorge pour détecter le cancer du sein


Cet étudiant mexicain a créé un soutien-gorge pour détecter le cancer du sein 
après la double mastectomie de sa mère


Du haut de ses 18 ans, Julián Ríos Cantú va peut-être révolutionner le dépistage du cancer du sein. Ce jeune étudiant mexicain a remporté le 29 avril, en Allemagne, le premier prix des Global Student Entrepreneur Awards (GSEA), un concours international récompensant les jeunes qui conjuguent études et entrepreneuriat. Il y présentait un soutien-gorge novateur capable de dépister le cancer du sein.

Le jeune homme, qui a également gagné le prix Everis au Mexique en mars, dit avoir été inspiré par le combat de sa mère contre cette maladie. Atteinte du cancer du sein à deux reprises, elle a finalement subi une double mastectomie et "a failli perdre la vie", explique l'étudiant.

Des capteurs pour détecter les anomalies

Julián Ríos Cantú a développé ce soutien-gorge, "Eva", avec trois collègues au sein de son entreprise, Higia Technologies. Le sous-vêtement est équipé de quelque 200 capteurs sensoriels qui évaluent la texture, la température et la couleur de la peau des seins.

La femme doit porter le soutien-gorge entre 60 et et 90 minutes par semaine pour obtenir des mesures régulières qui puissent révéler une éventuelle altération de son état. Ainsi si la chaleur augmente sensiblement, cela signifie que le débit sanguin est plus important, et donc que les vaisseaux "alimentent" quelque chose, par exemple des cellules cancéreuses.

Toutes les informations récoltées par le soutien-gorge sont ensuite envoyées par bluetooth sur une application, qui analyse les données grâce à un algorithme. Le diagnostic est finalement envoyé à la propriétaire du soutien-gorge ainsi qu'à son oncologue.



"Une grande avancée dans le diagnostic du cancer du sein"

Ce soutien-gorge n'est pas destiné à se substituer, à terme, à la mammographie, insiste son créateur. Il pourrait en revanche servir de moyen supplémentaire pour détecter le cancer du sein, le plus fréquent chez la femme en France, et qui cause encore près de 12.000 décès par an.

D'après Cynthia Villarreal, docteur au département d'oncologie de l'institut national de cancérologie de México, ce soutien-gorge est "un projet très innovant, qui permettra certainement une grande avancée dans le diagnostic du cancer du sein". "Il permettra aux femmes de détecter des anomalies qui ne sont pas nécessairement faciles à détecter lors des palpations", estime-t-elle.

Cette technologie avait déjà été imaginée par la firme First Warning Systems en 2012. Mais le groupe a fait face à des difficultés pour assurer le développement de son soutien-gorge, et revu son projet: elle prévoit désormais de créer un plus petit outil, semblable à une clé USB, que les femmes pourraient insérer dans n'importe lequel de leur soutiens-gorge pour récolter les données.

Julián Ríos Cantú et son équipe, eux, ont reçu un chèque de 20.000 dollars (plus de 18.300 euros) pour développer leur soutien-gorge, actuellement toujours à l'essai. Mais nul doute que le jeune étudiant concrétisera son projet, à en croire son compte Instagram...

Claire Digiacomi

Avec cette option de Google Maps, vous n'oublierez plus jamais où est garée votre voiture


Si Ashton Kutcher avait bénéficié du dernier gadget de Google Maps, le film "Eh Mec, elle est où ma caisse?" n'aurait duré que quelques secondes. Comme le rapporte Mashable, le service de géolocalisation propose maintenant de placer un repère sur la carte à l'endroit où vous avez garé votre voiture.

Ce service, disponible sur Android et iOS, était testé depuis le mois de mars. Le fonctionnement est très simple: il suffit, une fois l'application ouverte, de cliquer sur le petit point bleu qui symbolise sa position. Un menu s'ouvre alors, avec une option permettant "d'enregistrer son emplacement de stationnement".

Résultat: un petit "P" entouré d'un cercle bleu apparaît sur la carte. Il ne disparaîtra que quand vous déciderez de le supprimer. Il est également possible de rajouter des informations complémentaires (quel étage, ne pas oublier de payer le parking, etc) et un horaire limite, au cas où la place est payante.



La prochaine étape pour Google? Vous dire à l'avance si des places de parking, gratuites ou payantes, seront disponibles près de votre destination. Pour le moment, cette option, disponible dans la version beta de Google Maps, indique si le stationnement sera facile, normal ou difficile dans la zone où vous vous rendez, précise Forbes.

Gregory Rozieres